lundi 17 août 2009

Le stress détruit votre cerveau

Le cerveau est une cible de choix dans les situations de stress.

Ceci est une explication scientifique mélant les connaissances actuelles sur l'anatomie, la biochimie, les hormones et les cellules nerveuses.

En fin du document, un lien vous permet de visualiser les parties du cerveau nommées.

Tous les mécanismes neurochimiques qu'il renferme sont mobilisés lors de l'activation des stratégies mises en œuvre pour combattre l'agression.
Le stress est perçu dans le cerveau par deux structures nerveuses importantes : le cortex et le système limbique.

  • Le cortex est fait de fines couches de cellules nerveuses localisées à la surface du cerveau. Il est impliqué dans l'analyse de nos perceptions, le mouvement musculaire volontaire, le langage écrit et parlé, la planification, l'organisation intellectuelle, les convenances sociales et les comportements.
  • Le système limbique, ou cerveau « émotionnel », est composé de différentes formations, dont l'hippocampe, les noyaux amygdaliens et l'hypothalamus, dont le rôle est de réguler et de contrôler les fonctions végétatives et endocriniennes.

L'ensemble constitue un réseau responsable de la gestion de l'émotion, l'apprentissage et la mémoire.

Lorsque l'individu perçoit un danger, ce cerveau « émotionnel » mobilise une série de réactions neurochimiques entraînant la sécrétion du cortisol, de l'adrénaline, de la noradrénaline, etc.) nécessaires pour répondre à la menace.

Dès que le danger du stress aigu s'estompe, l'hippocampe signale à la glande surrénale qu'elle peut ralentir la sécrétion de cortisol.

Lorsque le stress devient chronique, la sécrétion du cortisol se prolonge et l'hormone « intoxique » et agresse le cerveau. À tel point que la densité des cellules nerveuses dans l'hippocampe a tendance à diminuer. L'hippocampe perd de son efficacité dans le rôle de régulateur de l'activité de la glande surrénale, qui ne reçoit plus d'information cohérente de sa part.

La glande surrénale perd tout pouvoir de contrôle sur la production de cortisol, lequel, livré à lui-même, s'en donne à cœur joie et « intoxique » l'ensemble des organes avec lesquels il interagit.

Au niveau du cerveau, les dégâts se manifestent par la disparition des neurones.

L'intégrité du cerveau en est affectée à un point tel que l'aspect de certaines structures change au cours du temps. C'est le cas de l'hippocampe, dont le volume diminue dans certaines dépressions chroniques.

Cette détérioration généralisée expliquerait en partie les problèmes de mémoire et de concentration dont se plaignent les personnes soumises à des stress prolongés ou en état de dépression chronique.

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